Si vous êtes en état de détresse, veuillez appeler ou texter le 988 n’importe quand. En cas d’urgence, appelez le 9-1-1 ou rendez-vous à votre service d’urgence local.

Impact

L’impact que nous produisons ensemble

Études de cas

Explorez une collection d’études de cas approfondies qui révèlent comment la formation en santé mentale a fait la différence dans de nombreux secteurs différents.

Avertissement de contenu : Ce billet aborde le suicide, l’automutilation et les crises de santé mentale, y compris des descriptions pouvant être éprouvantes. Prenez soin…

La santé mentale au travail repose sur une responsabilité partagée entre les leaders, les employé·e·s et les RH. Elle se construit au quotidien à travers les attentes, les limites et
Changer les mentalités étend ses formations en santé mentale en Australie et en Irlande. Grâce à des partenariats internationaux ancrés localement, ces initiatives réduisent la stigmatisation et renforcent les milieux
Ce guide aide les organisations à aller au-delà des formations ponctuelles en santé mentale pour adopter une approche durable. Découvrez comment aligner la formation avec vos systèmes existants, clarifier les

Témoignages

Écoutez les témoignages de personnes dont la vie et le lieu de travail ont été transformés par notre formation en santé mentale. Changer les mentalités fait une réelle différence.

Un héritage de lumière: merci Eric Windeler

Avertissement de contenu : Ce billet aborde le suicide, l’automutilation et les crises de santé mentale, y compris des descriptions pouvant être éprouvantes. Prenez soin de vous pendant la lecture. Si vous avez besoin de soutien, appelez ou textez 9-8-8 en tout temps. En cas d’urgence, rendez-vous au service des urgences le plus proche ou composez le 9-1-1.

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2 h du matin. Un corridor sombre avec une lumière fluorescente vacillante. C’est plus calme que lorsque je suis arrivé·e il y a 12 heures, en suivant l’ambulance. Je n’ai pas vu ma fille depuis des heures; on m’a permis de lui apporter du jus plus tôt. Nous avons pleuré ensemble dans la pièce grise à la porte métallique, puis j’ai dû attendre à nouveau à l’extérieur. 

C’est la deuxième tentative de suicide en six semaines. Il n’y a pas un centimètre de ses bras et de ses jambes qui ne soit couvert de coupures en voie de cicatrisation ou récentes. Et maintenant, il y a ces mots qu’elle s’est gravés, annonçant que sa vie devient chaque jour plus précaire. La psychiatre de garde me trouve sur une chaise en plastique devant l’unité; chaque cellule de mon corps tend vers la petite pièce où mon cœur retient son souffle. 

Je sais qu’elle essaie d’aider. Je sais qu’elle veut rassurer. Elle s’assoit, lumineuse dans la lumière terne, son sourire bienveillant. « Vous faites tout ce qu’il faut », dit-elle. 

« Alors pourquoi suis-je ici? » 

Nous avons un rendez-vous avec un·e psychiatre; la liste d’attente est de neuf mois. D’ici là, si nous y arrivons, je dois la maintenir en vie. Je ne suis plus une maman, je suis devenu·e gardien·ne de prison. Mon enfant ne dort pas seul·e; elle n’a pas le droit d’aller aux toilettes ni de prendre une douche avec la porte complètement fermée. Je m’assois par terre à l’extérieur, tendant l’oreille au bruit de la douche pour guetter le cliquetis du métal. Je fouille sa chambre régulièrement; plus rien n’est innocent, ma voiture cliquette de taille-crayons, de ciseaux de bricolage, de couteaux de cuisine, de tout objet potentiellement dangereux que je peux trouver. 

Nous faisons partie des chanceux·ses. Dix ans plus tard, ma fille vit un rétablissement et bâtit sa carrière. Elle a obtenu l’aide dont elle avait besoin, elle a confié l’agression traumatisante qui l’a menée au bord du gouffre et, en famille, nous continuons de travailler avec des professionnel·le·s et des services de santé. Un message texte disant « je passe une mauvaise journée » me noue encore l’estomac, mais elle a développé des stratégies d’adaptation et de la résilience, et elle est bien entourée. Elle est revenue cette étincelle délicieuse qu’elle avait en elle, disparue si longtemps, que je croyais perdue à jamais. Elle fait des projets d’avenir. 

La famille de Jack Windeler n’a pas eu cette chance. La perte de Jack par suicide le 26 mars 2010 n’est tragiquement pas une situation unique au Canada, où le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes. Mais ce que le père de Jack, Eric, a créé à partir de son chagrin béant est unique. Jack.org a aidé des centaines de milliers de jeunes et de jeunes adultes partout au Canada au cours des seize dernières années, en offrant de l’éducation, des ressources et surtout une communauté porteuse d’espoir. Eric Windeler a changé et, sans aucun doute, sauvé des vies de jeunes; il a donné aux enseignant·e·s et aux proches aidant·e·s des outils et des ressources qui les ont aidé·e·s à se sentir plus en confiance pour créer des liens et parler de santé mentale avec les jeunes. 

En nous souvenant d’Eric après son récent décès, nous soulignons sa contribution incommensurable à la santé mentale des jeunes en hommage à son fils bien-aimé. Face à une perte sous laquelle tant de personnes s’effondreraient, Eric a bâti une organisation positive, compatissante et proactive, reconnue partout au pays comme un lieu qui place le bien-être des jeunes au cœur de tout ce qu’elle fait. En tant que parent et professionnelle œuvrant chaque jour pour de meilleurs programmes et services en santé mentale pour les jeunes, mon vœu le plus cher pour Eric est qu’il soit à nouveau auprès de Jack et qu’ils sachent tous deux la différence que l’histoire de leur famille a faite — et continuera de faire. 

La santé mentale au travail est une responsabilité partagée

Par Penny Dockrill, directrice des ressources humaines et de la culture

Après plus de 20 ans en ressources humaines, une chose est devenue très claire pour moi :
la santé mentale au travail ne peut pas être laissée à une seule équipe, un·e seul·e leader ou un seul programme. Elle doit être partagée.

Durant le Mois de la santé mentale, tout le monde publie du contenu. On met souvent en lumière de nouveaux outils, programmes ou initiatives — et ne vous méprenez pas, cela a absolument de l’importance.

Mais ce qui façonne réellement la santé mentale au quotidien, c’est la façon dont le travail se fait concrètement :

  • Les attentes que nous établissons
  • Les limites que nous respectons (ou non)
  • Et la manière dont nous sommes présent·e·s les un·e·s pour les autres lorsque les choses deviennent difficiles

Le rôle essentiel du leadership

Du haut vers le bas, les leaders jouent un rôle déterminant.

Le ton qu’iels donnent, par leurs paroles, leurs actions et leurs décisions, crée une permission… ou ne la crée pas du tout.

Une permission de :

  • S’exprimer tôt
  • Demander de l’aide
  • Se déconnecter lorsque nécessaire
  • Être une personne, au-delà du rôle professionnel

Lorsque les leaders modélisent des comportements sains, comme établir des limites réalistes, gérer des charges de travail raisonnables, prendre des vacances sans consulter leurs courriels ou avoir des conversations honnêtes, iels envoient un message fort :

Il n’est pas nécessaire d’aller mal pour être soutenu·e.

En parallèle, la responsabilisation du leadership implique aussi de faire des choix réfléchis en matière de priorités, de capacité et de rythme de travail.

La santé mentale n’est pas soutenue lorsque :

  • « Tout est urgent »
  • Les charges de travail augmentent sans discussion
  • La flexibilité existe sur papier, mais pas dans la réalité

Se soucier de la santé mentale signifie parfois prendre des décisions difficiles : dire non quand on aimerait dire oui, et éviter d’ajouter « une chose de plus ».

Le rôle des employé·e·s

Du bas vers le haut, les employé·e·s ont également un rôle à jouer.

La responsabilité partagée ne signifie pas tout porter seul·e, mais plutôt :

  • Être honnête quant à ce qui est gérable
  • Exprimer ses préoccupations plus tôt plutôt que tard
  • Utiliser les ressources disponibles

En ressources humaines, nous voyons souvent des personnes attendre d’être épuisées, dépassées ou à bout avant de demander de l’aide. À ce stade, les options semblent plus limitées.

Demander de l’aide tôt n’est pas un échec.
C’est un acte de conscience de soi et de professionnalisme.

Et cela donne à tout le monde plus de marge pour trouver des solutions ensemble.

Les gestionnaires doivent, de leur côté, rester ouvert·e·s à ces conversations, en reconnaissant que :

  • Tout le monde ne travaille pas au même rythme
  • Tout le monde ne fonctionne pas de la même façon
  • Et tout le monde ne peut (ni ne devrait) faire des heures supplémentaires de la même manière

Le rôle des ressources humaines

Les ressources humaines se situent au cœur de cet équilibre.

Nous ne sommes pas des thérapeutes et nous ne pouvons pas tout résoudre. Mais nous sommes là pour :

  • Mettre les gens en lien avec les ressources
  • Accompagner les conversations difficiles
  • Soutenir leaders et employé·e·s dans des situations complexes

Ici aussi, la clarté des limites est essentielle.

Lorsque les attentes envers les employé·e·s, les leaders et les RH sont réalistes, les équipes RH sont mieux en mesure d’exercer leur rôle efficacement.inably.

Là où responsabilité et compassion se rencontrent

Ce que j’ai appris au fil des années, c’est que :

la santé mentale au travail s’épanouit là où la responsabilité et la compassion coexistent.

Cela se manifeste dans des milieux où :

  • Les personnes se sentent vues et respectées
  • Les attentes sont claires et réalistes
  • Les limites sont comprises et respectées
  • Le soutien est offert tôt
  • Et la responsabilité est partagée

Au-delà des initiatives

La santé mentale n’est pas une initiative ponctuelle ni un seul mois dans l’année.

C’est une pratique collective et continue.

Elle peut être exigeante. Parfois, elle peut sembler lourde.
Mais elle se construit dans les moments du quotidien :

  • Dans les échanges
  • Dans la planification du travail
  • Dans la manière de réagir lorsque quelqu’un vit des difficultés

Elle se renforce par la confiance, et se maintient lorsque chacun·e joue son rôle.

Un milieu de travail où chacun·e peut donner le meilleur

Lorsque nous y parvenons, le travail devient plus qu’un simple lieu où l’on se présente.

Il devient un espace où les personnes sont :

  • Respecté·e·s
  • Valorisé·e·s
  • Soutenu·e·s

Et où chacun·e peut contribuer pleinement, en donnant le meilleur de soi de manière durable.

Grandir ensemble: l’expansion internationale de Changer les mentalités

Chez Changer les mentalités, notre approche commence par l’écoute.

Nous avons appris des milieux de travail, des communautés et des individus à travers le Canada ce que signifie un soutien réellement utile.

En tant que seul fournisseur agréé de Premiers soins en santé mentale (PSSM) au Canada, nous avons développé une compréhension solide des réalités canadiennes.

Mais la santé mentale dépasse les frontières.

Le programme L’Esprit au travail à l’international

L’Esprit au travail est désormais offert en Australie grâce à un partenariat avec Mental Health First Aid International (MHFAI).

Le programme de Premiers secours en santé mentale a été créé en Australie en 2001 et est aujourd’hui offert dans plus de 50 pays. Grâce à ce partenariat, L’Esprit au travail est introduit pour compléter les PSSM en renforçant les conversations quotidiennes sur la santé mentale en milieu de travail.

Avec MHFAI, l’objectif commun est de :

  • Réduire la stigmatisation
  • Renforcer la compréhension
  • Encourager des actions concrètes

Afin que les Australien·ne·s se sentent mieux outillé·e·s pour reconnaître, aborder et soutenir les personnes confrontées à des enjeux de santé mentale.

Expansion en Irlande

Parallèlement à ce travail en Australie, Opening Minds soutient également les partenaires des Premiers secours en santé mentale en Irlande dans l’expansion de leurs offres de formation.

MHFA Ireland a également intégré L’Esprit au travail à son portefeuille de formations en santé mentale.

Les facilitateur·rice·s en Irlande sont formé·e·s localement pour offrir L’Esprit au travail d’une manière qui reflète la culture des milieux de travail irlandais ainsi que leur réalité en matière de santé mentale.

Cela permet de garantir que le programme demeure pertinent, concret et ancré dans des expériences réelles, tout en conservant sa base fondée sur des données probantes.

Ce que représente ce moment

Ensemble, ces partenariats reflètent une évolution importante.

Les organisations à travers le monde sont de plus en plus à la recherche de formations en santé mentale qui sont pratiques, crédibles et adaptables à leur réalité.

Pour Opening Minds, le travail à l’international repose sur la collaboration et l’apprentissage partagé.

Chaque partenariat permet de renforcer nos programmes en intégrant de nouvelles perspectives, des apprentissages et des expériences vécues.

Une approche adaptée, non uniforme

L’expansion vers de nouveaux pays ne consiste pas à offrir une solution identique partout.

Il s’agit plutôt de :

  • Soutenir la santé mentale d’une manière pertinente pour les personnes concerné·e·s
  • Bâtir la confiance
  • Adapter les formations localement

La suite

Nous sommes reconnaissant·e·s envers nos partenaires en Australie et en Irlande et nous nous réjouissons de poursuivre ce travail ensemble.

Ces collaborations contribuent à faire avancer une approche où la santé mentale en milieu de travail est concrète, adaptée et durable.

Prevues

Plongez dans des études de recherche qui dévoilent la puissance de notre formation. Explorez la preuve basée sur les données de la manière dont Changer les mentalités fait la différence.

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