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Étude de cas : Premiers soins en santé mentale chez CGI

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Fondée en 1976, CGI est l’une des plus importantes entreprises de services-conseils en technologie de l’information (TI) et en management au monde. Son effectif de plus de 11 000 professionnels au Canada sert des clients dans de nombreux secteurs, des services financiers aux gouvernements, en passant par la santé, les télécommunications, l’énergie, l’industrie et la vente au détail.


Faits saillants d’une étude de cas

Début de la formation du programme Premiers soins en santé mentale : 2021
Consultant·e·s et dirigeant·e·s formé·e·s jusqu’à maintenant : 120


CGI dispose de son propre centre d’expertise en matière de santé et de bien-être, appelé Oxygène, qui célèbre cette année son 20e anniversaire. Ce centre d’expertise est soutenu par une équipe de santé multidisciplinaire provenant du monde entier, dont la mission est d’aider CGI, ses consultant·e·s et ses professionnel·le·s à adopter des modes de vie et de travail sains, ainsi qu’à s’épanouir et à adopter une culture du bien-être en milieu de travail. L’équipe Oxygène favorise un environnement de travail physique, social et psychologique sécuritaire et agit à la fois au plan individuel et organisationnel par l’entremise de programmes, de politiques et de processus.

La santé mentale au travail

CGI a commencé à prioriser la santé mentale en 2015, principalement en raison de la reconnaissance croissante de l’incidence des problèmes de santé mentale sur ses consultant·e·s et ses professionnel·le·s, qui se traduisait en fin de compte par une augmentation des coûts des soins de santé. Pour atténuer ces risques, CGI a été l’un des premiers organismes canadiens à soutenir activement la santé mentale en milieu de travail et au sein de la collectivité, et elle est maintenant reconnue comme un chef de file en matière de bien-être professionnel et de mieux-être mental.

Marie-Soleil Ferland, directrice de la santé et du bien-être chez CGI, explique : « Nous avons constaté un manque d’éducation et de compréhension du continuum de la santé mentale. Le trouble mental était perçu comme une maladie plutôt que comme une réaction courante à des situations difficiles. La santé mentale devrait plutôt être considérée comme un aspect de notre santé globale. Elle fluctue au fil du temps de la même façon que la santé physique. Nous avons compris qu’une meilleure sensibilisation était la première étape à franchir pour réduire la stigmatisation et favoriser l’acceptation et la compassion. »

C’est ainsi qu’est née en 2015 l’initiative « Coffee Talks » (discussions autour d’un café ou cafés-rencontres), un programme conçu pour favoriser un dialogue ouvert sur la santé mentale entre les employé·e·s et les dirigeant·e·s.

« Nous avons donné l’occasion à l’ensemble du personnel et de la direction de tous les bureaux de CGI au Canada d’avoir des discussions ouvertes sur la santé mentale », nous dit Mme Ferland. « Une salle a été réservée dans chaque bureau, où les consultant·e·s et les dirigeant·e·s ont été invité·e·s à se joindre à la conversation. »

Le triomphe des Coffee Talks a incité CGI à lancer une série de programmes entre 2015 et 2020, notamment les campagnes « Brisons les tabous », « Tendez la main et parlez » et « Vous n’êtes pas seul.e ».

Au lendemain de la pandémie de COVID-19, Joannie Martin-Lacasse, gestionnaire de la santé et du bien-être chez CGI, a été le fer de lance du réseau d’ambassadeurs de la santé mentale et a intégré le programme Premiers soins en santé mentale (PSSM) au sein de l’organisation.

Le réseau d’ambassadeurs de la santé mentale est le réseau de soutien interne de CGI. Il favorise les échanges entre pairs et donne accès à des services professionnels.

Le programme PSSM, élaboré par la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC), permet aux participant·e·s d’acquérir les aptitudes et les outils nécessaires pour aider une personne qui développe un problème de santé mentale, qui traverse une crise de santé mentale ou dont la santé mentale se dégrade.

« Au cours de cette période, nous nous sommes principalement concentrés sur la formation des dirigeant·e·s en matière de santé mentale et de sécurité psychologique dans notre milieu de travail », précise Mme Martin-Lacasse.

En collaboration avec la CSMC, CGI a lancé diverses initiatives pendant le Mois de la santé mentale au cours des neuf dernières années. Il s’agit notamment de :

  • la prolongation de la Semaine de la santé mentale tout au long du mois de mai;
  • la proposition de pauses actives, de cours de yoga gratuits et la promotion de techniques de pleine conscience et de relaxation;
  • l’organisation de séances et de conférences et l’intervention de conférencier·ère·s invité·e·s sur divers sujets tels que le soutien à la santé mentale des jeunes, la prévention du suicide, le soutien à une personne en difficulté, le leadership empathique, etc.;
  • l’organisation de tables rondes avec des consultant·e·s et des professionnel·le·s de CGI ouvert·e·s à partager leur parcours et leur·s expérience·s personnelle·s en matière de santé mentale;
  • la promulgation de politiques et d’un programme d’atténuation des risques psychosociaux;
  • la mise en place d’interventions internes de sécurité psychologique;
  • l’offre d’un programme complet de soutien pour les situations de violence domestique et familiale;
  • le soutien de divers groupes d’affinité internes tels que les Femmes de CGI, les employé·e·s de la neurodiversité et l’Alliance Arc-en-ciel pour la communauté 2SLGBTQ+ et ses allié·e·s;
  • l’élaboration d’un programme de reconnaissance interne lié à un don à des organismes de bienfaisance soutenant la santé mentale dans la collectivité.

« La clé de notre succès chez CGI a été d’établir une vision claire de l’avenir de notre programme interne de santé mentale en milieu de travail, explique Mme Ferland. Nous avons ensuite procédé étape par étape, de la déstigmatisation à la formation, en passant par un renforcement du soutien, et nous sommes aujourd’hui fier·ère·s de pouvoir démontrer des résultats quantifiables et des économies substantielles. »

Pourquoi nos dirigeant·e·s suivent le programme des Premiers soins en santé mentale

De la prévention à la réussite de la réintégration, les initiatives de CGI en matière de santé mentale respectent le continuum de santé mentale, garantissant ainsi un soutien global à l’ensemble du personnel.

Marie-Soleil Ferland nous donne un aperçu de l’approche de CGI : « Nous avons des interventions internes en matière de santé mentale ainsi que des soutiens externes en la matière qui sont proposés aux membres de notre personnel en fonction de leurs besoins et de leurs préférences. ».

Cependant, la mise en place d’un réseau interne de secouristes en santé mentale et d’une formation en la matière a posé une série de défis particuliers en raison de considérations d’ordre juridique.

« Nos dirigeant·e·s ont posé des questions sur les conséquences et les responsabilités qui découlent de ce type d’attestation », nous a-t-elle dit. « Il incombe à l’organisation de s’assurer que nous protégions les membres de notre personnel qui joueront le rôle de secouristes en santé mentale. »

Mme Ferland a souligné que la sensibilisation à la santé mentale, assortie d’une formation des dirigeant·e·s, est essentielle pour maintenir l’intégrité du système.

« Si nos dirigeant·e·s ne sont pas formé·e·s, c’est en quelque sorte la pièce manquante du puzzle, explique-t-elle. On peut essayer de réduire la stigmatisation des problèmes de santé mentale, mais si quelqu’un suit cette formation et signale un comportement stigmatisant à son ou sa superviseur·e, et qu’il ou elle ne sait pas quoi faire, le système va de nouveau s’effondrer. La personne qui tente de s’exprimer contre la stigmatisation n’aura pas confiance dans le processus. Elle se dira : « Je me suis ouverte à mon cadre supérieur, parce que c’est ce qu’on nous a encouragés à faire, mais rien ne s’est passé » ou « je n’ai reçu aucun conseil », ou encore « ça n’a pas été traité de manière appropriée ». Vous avez donc besoin de la formation et du soutien de la direction. Ces deux éléments sont essentiels à une stratégie complète et efficace. »

Résultats et rétroaction

Grâce à la rigueur et à la vision stratégique du programme de santé mentale de CGI, l’organisation observe aujourd’hui de nombreux indicateurs positifs : entre autres, une baisse des taux d’invalidité pour cause de maladie mentale, des économies sur les coûts de santé et une augmentation des demandes auprès du PAE.

« Ça porte fruit, mais il faut de la patience, souligne Marie-Soleil Ferland. On ne peut pas se contenter de mettre en œuvre quelques mesures et s’attendre à des résultats instantanés. Ça peut prendre dix ans, mais vous verrez une incidence positive à long terme. »

Ce que réserve l’avenir

Marie-Soleil Ferland plaide fermement en faveur d’une réglementation qui rendrait obligatoire la formation en PSSM, à l’instar de l’obligation de dispenser les premiers secours physiques dans les réglementations relatives à la santé et à la sécurité.

« Lorsque nous parlons ouvertement de la santé mentale, les gens sont plus enclins à en parler et à chercher du soutien », ajoute-t-elle.

CGI continue d’exhorter les autres organisations à adopter des stratégies globales en matière de santé mentale. Elle s’engage également à ce que chaque secouriste en santé mentale reçoive tous les deux ans une formation d’appoint et un renouvellement de son certificat.

« La vérité, c’est que les problèmes de santé mentale sont plus fréquents que les problèmes physiques dans la plupart des lieux de travail, affirme Marie-Soleil Ferland. Alors pourquoi devons-nous avoir un certain nombre de secouristes en santé physique, mais aucun secouriste en santé mentale? Nous croyons en l’avenir des Premiers soins en santé mentale au travail, et nous voulons nous assurer que tout le monde les prend autant au sérieux que nous. »

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