Rédigé par Lauren Cleveland, Spécialiste, Expérience des animateurs
Beaucoup d’entraîneurs veulent soutenir la santé mentale. Ils voient les signes et les indicateurs. Ils se soucient de leurs athlètes. Ils comprennent que la performance n’est pas seulement physique, elle est aussi mentale. Mais quand vient le moment de commencer la conversation, il y a souvent de l’hésitation.
Que dois-je dire? Et si je dis quelque chose de mal? Comment puis-je soutenir? Quel est mon rôle en matière de soutien?
Ce sont le genre de questions que nous avons entendues lors de notre atelier L’esprit au travail avec Kicking the Stigma et les Indianapolis Colts.
Et ce sont des questions importantes. Parce que quand les entraîneurs se sentent outillés et sont disposés à ouvrir la conversation, c’est alors que les athlètes se sentent à l’aise de partager.
Passer du silence à la conversation
Dans de nombreux environnements sportifs, la santé mentale tend à rester en arrière-plan, non pas parce que les entraîneurs ne se soucient pas, mais parce qu’ils ne savent pas comment commencer cette conversation; que ce soit le langage, la confiance, ou la compréhension partagée pour pouvoir en parler.
Lors de cet atelier, nous avons vu cela se manifester dès le début :
Les entraîneurs sont engagés, mais prudents Ils étaient curieux, mais incertains de la façon dont cela s’intègre à leur rôle Ils pensent à leurs athlètes, à leurs propres expériences, et à la dynamique des parents
Au fur et à mesure que la session s’est déroulée, nous avons assisté à la dissipation de l’hésitation et à la curiosité qui a remplacé l’incertitude.
Ce qui a changé dans la salle
L’une des choses les plus constantes que nous avons observées est le passage de l’incertitude à l’ouverture.
Les entraîneurs ont commencé à :
Reconnaître la santé mentale comme faisant partie de la performance et du bien-être global, et voir où ils peuvent créer un espace de dialogue autour de la santé mentale Reconnaître qu’ils n’ont pas besoin d’être des experts pour faire une différence Comprendre que les petites interactions quotidiennes comptent
Nous avons demandé aux entraîneurs de partager : Qu’est-ce qu’une chose que vous emportez de cet atelier?
Voici quelques-unes de leurs réponses :
« Je dois rendre les conversations sur la santé mentale plus intentionnelles » – Participant 2026
« La santé mentale est tout aussi importante que la santé physique, et les entraîneurs jouent un rôle clé dans la réduction de la stigmatisation et le soutien des athlètes-étudiants. Les petites conversations et les connexions authentiques peuvent faire une différence significative dans la volonté d’un athlète de chercher du soutien. » – Participant 2026
« Des stratégies à mettre en œuvre lors des séances d’entraînement pour créer des espaces sûrs et des occasions de communiquer sur leur bien-être global. » – Participant 2026
Il y avait souvent des moments où la salle devenait silencieuse, non pas en raison du désengagement, mais en raison de la réflexion.
C’est généralement quand nous pouvons voir les rouages tourner et que nous assistons à l’information qui s’enregistre.
Parce que ce n’est pas seulement une question d’information, c’est une question de permission.
Permission de remarquer. Permission de vérifier. Permission d’avoir des conversations qui pourraient être inconfortables, mais nécessaires.
Ce n’est pas une question d’avoir toutes les réponses
Une perspective clé qui résonne souvent :
Les entraîneurs n’ont pas besoin d’avoir toutes les réponses, ils ont juste besoin d’un point de départ.
« Le plus grand apprentissage pour moi est que les entraîneurs peuvent avoir un impact positif sur la santé mentale en écoutant, en montrant de l’empathie, et en sachant quand diriger les athlètes vers des ressources supplémentaires. » – Participant 2026
Beaucoup d’entraîneurs arrivent en s’attendant à avoir besoin de scripts ou d’une formulation parfaite. Ce qu’ils repartent avec, c’est plutôt quelque chose de plus pratique :
Une façon de reconnaître quand quelqu’un pourrait avoir de la difficulté. Un langage pour ouvrir une conversation. La confiance d’écouter sans essayer de tout régler.
C’est un passage de la pression d’être « l’expert » à la confiance d’être présent et soutenant.
De petites actions, un impact significatif
Quand les entraîneurs s’ouvrent et parlent de santé mentale, l’impact n’est pas toujours immédiat ou évident, mais il est significatif.
Cela peut ressembler à :
Un athlète se sentant soutenu pour prendre la parole Une culture d’équipe où les vérifications deviennent normales Une conversation qui se produit plus tôt, plutôt que plus tard
Au fil du temps, ces petites actions construisent quelque chose de plus grand : la confiance, la connexion, et la sécurité psychologique au sein de l’équipe.
Ce que cela signifie pour les environnements sportifs
Quand les entraîneurs se sentent outillés pour s’engager dans des conversations sur la santé mentale :
Le silence est remplacé par l’ouverture L’incertitude est remplacée par la confiance Le soutien devient partie intégrante de l’entraînement quotidien Et plus important encore, les entraîneurs se sentent souvent moins seuls dans la navigation de ces moments.
Un point de départ
Pas chaque conversation ne sera facile. Pas chaque moment ne sera clair.
Mais l’objectif n’est pas la perfection, c’est le progrès.
S’il y a une chose que nous voyons constamment, c’est ceci :
« Je pense qu’un grand apprentissage est que plusieurs des entraîneurs présents sont revenus pour une deuxième année. Aussi, que bien que la formation/l’éducation soit critique, les conversations aux tables sont vraiment ce qui distingue cet événement. » – Brett Kramer, Directeur de Kicking the Stigma
Quand les entraîneurs s’ouvrent, même de petites façons, cela crée un espace pour que d’autres fassent de même.